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Constance Amiel, de son nom de naissance, Constance de Monbijoie, est l'épouse de Gustave Amiel, et par conséquent belle-sœur d'Albert Amiel. Elle est également la mère d'Athénaïs Amiel.

Historique

Constance de Monbijoie nait au sein de la puissante lignée des Monbijoie, le 20 novembre 259. Fille bâtarde de Jules de Monbijoie, elle est originaire de Çardak, dans l'Empire Arabe. Elle se fit cependant légitimée par son père, la faisant rentrer de plein droit dans la famille. En tant que bourgeoise aisée, elle ne manque de rien durant son enfance, puisqu'elle est la fille d'un puissant banquier de la Grande Banque d'Ankara. C'est durant sa jeunesse qu'Esteban II mit en œuvre la Renovatio Imperii et l'Empire suscita l'intérêt partout dans le monde.

L'Empereur sortit également sa nation d'une longue tradition politique d'isolationnisme. Il devint alors à la mode dans les grandes familles d'avoir une union avec un conjoint étranger. Dans ce contexte, les Amiel organisèrent une grande réception où furent invitées des jeunes filles venues des quatre coins du monde, afin de trouver une épouse pour Gustave, le frère cadet d'Albert.

Constance reçut une invitation, car avoir un membre de la famille travaillant à la puissante banque d'Ankara est toujours un avantage certain. Elle s'y rendit donc et y rencontra Maria, avec qui elle sympathisa. Elle plut également à cette dernière, qui la choisit comme future belle-fille. Poussée par son propre père, Constance accepta cette union, espérant pouvoir trouver le bonheur avec son nouvel époux. C'est ainsi qu'en 278, elle se marie, alors âgée de 19 ans.

La désillusion de son mariage

Constance remarque immédiatement au contact de son nouveau mari qu'il semble avoir quelques problèmes psychologiques, mais fidèle à son rôle d'épouse, elle en fait abstraction et demeure à ses côtés pendant plusieurs années. En 280, le couple donne naissance à une fille, Athénaïs Amiel. Constance est folle de joie et demeure inséparable de sa fille, dont elle décide de s'occuper en personne, sans même passer par des domestiques. Cette dernière s'assure à ce qu'elle ne manque de rien pendant ses premières années sur terre.

L'état mental de Gustave s'aggrave cependant à partir de 282, où il est pris d'une amnésie momentanée lors d'un repas avec les Maquinieux. A partir de là, les choses se mettent à dégénérer dans leur relation, puisque la paranoïa dont souffre Gustave semble plus forte que jamais, et il accuse Constance d'infidélité avec son frère, Albert Amiel. Elle souffre énormément de ces soupçons infondés à son égard, et cela provoque des disputes qui rendent la vie quotidienne du couple complétement invivable.

Elle ne dort rapidement plus dans la même chambre que Gustave, mais cela n'arrange rien, bien au contraire, ce dernier affirmant qu'elle en profite pour aller retrouver secrètement Albert durant la nuit. Commençant à s'inquiéter pour sa fille, qui grandit dans un climat d'hostilité permanente entre ses parents, Constance décide d'écrire à l'Empereur Esteban II pour lui demander de séparer le père de sa fille, afin qu'il intervienne pour envoyer sa fille grandir loin de son père.

La situation empire encore quand Gustave se met à boire de l'alcool, d'abord en petite quantité pour "se calmer" puis de plus en plus, cet alcoolisme rendant son époux violent en plus d'être agressif verbalement. Ce dernier n'hésite en effet plus à lever la main sur elle, dans un premier temps uniquement alors qu'ils ne sont que tous les deux, et ensuite même devant leur fille. Malgré le fait qu'Albert ait confirmé que toute cette histoire de liaison entre eux est fausse, et purement incohérente (ce dernier passant le plus clair de son temps dans les Balkans, sauf lors des grandes occasions où il revient en Italie), Gustave refuse d'entendre raison et crie au complot contre lui.

Ne pouvant plus supporter d'être traitée de la sorte, Constance quitte le Palais de Milan avec sa fille, pour aller habiter dans l'hôtel particulier vénitien des Amiel. Au niveau juridique, c'est cependant son mari qui a la préséance pour s'occuper d'Athénaïs, puisque techniquement Constance a quitté le domicile et a manqué à son devoir d'épouse. C'est le cœur déchiré qu'elle rend sa fille à Gustave. Finalement, Esteban II ne mesure la gravité de la situation psychologique de Gustave que quand ce dernier se rend au Palais Impérial et demande à être nommé Grand Vizir, se réclamant d'être le successeur spirituel de Dalibor Reha et proclamant pouvoir parler aux morts.

L'Empereur répond donc enfin à Constance et ils tombent d'accord ensemble sur le fait d'envoyer la jeune Athénaïs vivre dans la province des Balkans avec son oncle, pour son propre bien ainsi que celui de la Maison Amiel (Athénaïs étant la seule héritière potentielle de la lignée, étant donné que Albert n'a aucun enfant vivant avec on épouse). Par égard pour l'honneur de son époux, Constance décide de rester en Italie, pour éviter que des rumeurs ne prennent forme entre elle et Albert si elle venait à suivre sa fille dans les Balkans, mais également pour ne pas alimenter les délires paranoïaques de son mari.

Elle reste donc à Venise pendant presque deux ans quand Gustave est arrêté suite à l'incident diplomatique de Belgorod, causé par ce dernier. Son époux est envoyé sans procès à Grande Prison Impériale de Calvi, en Corse. Plus rien ne retenant Constance en Italie, elle décide de partir dès mars 288 dans les Balkans, pour y retrouver Athénaïs et Albert.

Rapprochement puis rupture Avec Albert Amiel

Elle vit plusieurs années extrêmement paisibles dans les Balkans, observant sa fille qui apprend à lire, à compter et à parler. N'ayant jamais connu sa propre mère, Constance essaya de faire le maximum pour sa fille Athénaïs, afin qu'elle ne souffre pas de ce dont elle a souffert. Ne se contentant pas simplement de l'éduquer, elle utilisa les compétences financières qu'elle avait apprise auprès de son père pour gérer la fortune familiale d'Albert, et c'est pour cela que la maison Amiel ne manqua de rien pendant des années durant.

C'est avec un pincement au cœur qu'elle apprit la mort de Gustave en 294, à la Grande Prison Impériale. Bien qu'il fut un mari médiocre, il n'en était pas moins son époux et elle avait passé une grande de sa vie avec cet homme. Pendant ce temps-là, la petite Athénaïs grandit et apprend non seulement à bien écrire et bien s'exprimer, étudiant les mathématiques, les langues ou les sciences. Elle eut droit à la fois à une éducation traditionnelle de jeune fille noble, où elle apprit le chant et la danse, mais aussi à manier l'épée selon la tradition dans les Balkans.

Cela ne dérangeait pas sa mère outre mesure, qui préférait que sa fille soit en mesure de se défendre si le besoin s'en faisait ressentir. Ce fut Albert en personne qui lui enseigna le maniement de l'épée et très rapidement, une réelle complicité naquit entre Athénaïs et son oncle. Durant cette période, Constance ne fut jamais aussi heureuse et se rapprocha très fortement d'Albert au point qu'il y eut ambiguïté entre les deux. Albert souhaitait en faire sa maîtresse mais Constance refusa pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, par égard vis à vis de Gustave, car elle culpabilisait même des années après sa mort, des accusations d'infidélité proférées à son encontre par son défunt mari, entre elle et Albert. Ensuite, elle voit la détresse d'Agatha Amiel, épouse délaissée d'Albert, qui nourrit un profond désespoir de voir Albert tant s'amuser avec cette jeune enfant, alors qu'elle-même aurait du lui donner un fils pour l'avenir de la lignée. Constance se rapproche donc d'Agatha pour tenter de la rassurer, car Albert la considère de moins en moins comme son épouse chaque jour qui passe.

Outre ses sentiments, Albert voit en Constance une femme beaucoup plus jeune et plus belle, susceptible de lui donner un héritier pour la famille. Ce dernier essuie refus sur refus de la part de son ancienne belle-sœur, ce qui frustre profondément le gouverneur des Balkans. Après le suicide tragique d'Agatha le 2 août 297, Albert y verra l'opportunité de renouveler ses avances, la demandant cette fois-ci en mariage. Cette dernière refusa une nouvelle fois, repensant toujours au défunt Gustave mais également à Agatha.

De plus, Albert est devenu très proche de sa fille, comme un père, puisqu'Athénaïs admire les grands guerriers et espère pouvoir un jour se battre pour la fierté de la famille. Elle raffole des histoires de batailles que lui narre son oncle, et elle se désintéresse de sa mère, qui n'a que d'interminables et ennuyeux calculs financiers à lui enseigner. Constance va donc entretenir une certaine jalousie envers Albert, cela ajouté au fait que les deux étaient déjà en froid dû au refus des avances du Amiel par cette dernière, la "rupture" était inévitable. A tout cela vint s'ajouter un énième désaccord entre Constance et Albert, celui de ce qu'il fallait dire à Athénaïs concernant feu son père.

Constance voulait attendre qu'elle soit plus en âge de comprendre pour lui expliquer, mais tout lui raconter sans rien omettre, tandis qu'Albert objectait que la vérité ne doit pas toujours être dite, car elle est parfois trop blessante. Il voulait lui dire que Gustave était mort paisiblement dans son sommeil, sans briser les quelques souvenirs qu'elle avait de lui, où cette dernière semblait avoir effacé de sa mémoire la folie de son père (probablement car elle était trop jeune), bien qu'elle se remémorait quelques disputes quand elle était enfant, ce qui pouvait paraitre naturel.

Bien qu'Albert et Constance ne se disputaient pas devant Athénaïs, et que quand cela se produisait, cela restait très modéré par rapport aux violentes disputes que cette dernière avait pu avoir par le passé avec Gustave, les deux s'évitaient constamment au sein de la capitale régionale de Zagreb, car le malaise devenait palpable entre eux. Constance songea retourner un temps au palais de Milan mais plus rien ne l'attendait, puisque sa fille était tout ce qui lui restait au monde.

La situation était donc on ne peut plus tendue quand se produisit l'évènement décisif qui allait précipiter son départ des Balkans, l'accusation de détournement de fonds d'Albert. Depuis des années déjà, Constance tenait d'une main de fer les finances familiales et quand elle rapporta que de l'argent disparaissait mystérieusement, Albert l'accusa de se servir dans les caisses, afin de se venger de lui. Constance affirma que c'était un mensonge et qu'elle avait toujours tout fait pour cette famille, mais rien n'y fait.

Albert lui dit que l'unique raison qui l'empêchait de ne pas immédiatement informer l'Empereur de son comportement misérable était l'affection qu'il lui avait jadis porté. Il la mit en garde que si elle n'était pas parti d'ici une journée tout au plus, il irait la dénoncer. Constance voulut prendre sa fille avec elle, mais Athénaïs était présente quand tout cela a été découvert, et elle choisit de prendre le parti de son oncle, accusant à son tour sa mère de détournement de biens publics. Anéantie par cette ultime attaque à son encontre, qu'elle vécut comme un coup de poignard dans le cœur venant de sa propre fille, pour qui elle avait enduré tant de malheurs, Constance décida donc de partir.

Des années plus tard, Albert découvrira qu'il s'agissait d'une action des membres des Disciples de Fracbert, mais sera trop fier pour s'excuser auprès de Constance, et n'aura pas non plus le courage dire la vérité à Athénaïs.

Retour sur sa terre natale

Le 22 février 298, Constance laissa donc ce passé douloureux de côté, et quitta l'Empire, afin de revenir sur sa terre natale à Çardak. Elle y abandonna le nom des Amiel (bien que selon les registres impériaux, elle porte toujours ce nom) et se fit appeler par son nom de jeune fille. Elle retrouva son père, Jules de Monbijoie qui l'aida à sortir d'une douloureuse période sombre de dépression.

Ce dernier était devenu pendant les années d'absence de sa fille, plus influent que par le passé. Entretemps, il avait été élu à l'unanimité Grand Banquier (titre du "dirigeant" de la Grande Banque d'Ankara), et il la fait ainsi entrer au Conseil des Sept. A la mort de son père en 305, le vice-banquier prend sa place à la tête de la banque et un nouveau vice-banquier doit donc être élu.

Constance est finalement élue, et devient ainsi la numéro deux de la Grande Banque d'Ankara. Constance apprend alors le début de la rébellion Amiel, et se montre perplexe puisqu'Albert avait toujours été un dévoué serviteur de l'Empire malgré ses défauts. Juste après la défaite de Kupa, elle a la surprise de recevoir une lettre d'Octave Drivelliet, qui lui parvient grâce à l'un des anciens agents de la SIRMA.

Il l'informe que sa fille et qu'Albert sont désormais prisonniers de l'Impératrice, mais Octave précise que même si le sort d'Albert est scellé, celui d'Athénaïs est incertain. Connaissant l'histoire douloureuse de Constance via les archives de la SIRMA (où il y trouve notamment la trace irréfutable de son innocence pour les détournements de fonds), il lui fait alors la promesse de plaider la cause de sa fille auprès de Titiana I.

Cela aboutira à la volonté de l'Impératrice d'unir Drivelliet et Athénaïs, ce qui suscitera les pires craintes de sa mère, qui ne connait que trop bien les peines d'un mariage malheureux. Elle consentira cependant à accorder le prêt que réclamait Drivelliet afin de pouvoir organiser la cérémonie.

Réunion secrète de Pampelune

Quelques temps plus tard, Constance reçoit une nouvelle missive d'Octave, qui lui demande de l'aide dans son enquête, conscient que la Banque d'Ankara possède des informations qui pourrait intéresser l'Empire. L'ancienne épouse Amiel accepte cette proposition et prend un navire à destination de Tarragone, au cœur de la province d'Espagne. Elle se réunit ensuite avec Octave Drivelliet et Maurice de Maquinieux dans un hôtel particulier de Pampelune, afin de collaborer avec ces derniers pour trouver les membres des Disciples de Fracbert.

Utilisant les différents livres de compte, qu'elle a pris soin d'emporter (qui recensent tous les prêts accordés aux nobles britanniques ces dernières décennies), Constance fournit plusieurs noms cruciaux aux deux impériaux, y compris celui de la duchesse Anne du Teck. A l'issue de cette réunion, elle confronte Drivelliet sur les raisons qui l'ont conduit à vraiment sauver sa fille, cependant ce dernier demeure évasif.

Il promet néanmoins à cette dernière d'accomplir son "devoir d'époux", et de protéger Athénaïs quoi qu'il en coûte. Elle l'encourage également à la mettre enceinte, affirmant que le meilleur moyen d'améliorer son sort est de lui faire un enfant, car l'amour maternel ne pourrait selon elle que l'aider à surmonter les épreuves.

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