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Gustave Amiel dit "le dégénéré" est le fils du recteur de Lombardie Hector Amiel ainsi que le frère cadet du Gouverneur des Balkans, Albert Amiel.

Historique

Fils d'Hector et Maria Amiel, Gustave nait le 17 septembre 255 à Milan. Son enfance est assez heureuse jusqu'au tragique accident de 269 qui voit la mort de son père. C'est un véritable traumatisme pour Gustave, pour qui Hector avait toujours montré une préférence particulière. C'est suite à cela, que les premiers problèmes mentaux surviennent à l'âge de 16 ans.

En effet, le jeune Gustave explique à sa mère, au cours de l'année 271, qu'il entend ses pensées sous forme de voix intérieure. Son entourage est décontenancé par cet aveu, et ne sait comment réagir. Plus tard, il se met à écrire une sorte de journal intime, et Maria s'inquiète de voir l'absence de cohérence, ainsi que celle d'un ordre logique dans les pensées de son fils. De plus, elle note la difficulté qu'a son enfant à se comporter socialement.

Ce dernier possède deux "phases" comportementales, une où il est joyeux, généreux et social, et une autre où il se montre dépressif, paranoïaque et malveillant. Ces sauts d'humeurs surviennent très rapidement et peuvent survenir en à peine quelques minutes. Il passe de la bonne humeur à la tristesse pour des raisons futiles, et ressent parfois une envie d'attenter à ses jours.

D'un autre côté, il est affreusement paranoïaque puisqu'il a une tendance à croire que les autres lui sont hostiles, interpellant la première personne qu'il entend rire ou discuter dans son dos, et n'hésitant pas à se montrer agressif et insultant, car persuadé d'avoir été calomnié. Ces conflits pour des futilités peuvent également avoir lieu pour de simples regards, que Gustave affirme être hostiles à son encontre.

Gustave développe également une pathologie liée au mensonge, que sa mère avait déjà remarqué car il ne racontait jamais la même chose, relatant tel ou tel événement. Mentir devient pour lui un moyen de se venger de ce monde hostile, conspirant à son encontre et n'ayant de cesse de marmonner dans son dos. C'était également une chose qu'il faisait quand il n'avait aucun intérêt propre à mentir, mais cela était presque un besoin pour lui.

Pour toutes ces raisons, et surtout par son absence de "stabilité", il ne parvient à s'entendre avec personne et s'isole autant que possible des autres. Il développe cependant un lien affectif fort avec sa mère, son frère et sa domestique personnelle, craignant plus que tout l'abandon et le rejet de la part de ces derniers. Sa domestique devint même un temps sa maîtresse, alors qu'il était âgé de 19 ans.

Entendant toujours ses pensées sous forme de voix, ces dernières évoluèrent petit à petit vers des conseils, ou des ordres. C'est ainsi qu'il s'enfuit du palais de Milan des Amiel en 274, guidé par ses voix intérieures. Il fut retrouvé quatre jours plus tard à Vérone, après avoir roué de coups un citoyen car ce dernier aurait médit sur lui, et s'être disputé violemment avec plusieurs autres. Il cherchait en réalité à se rendre à la Cité Impériale, pour faire ses preuves, afin de prouver qu'il était bien plus qu'un "jeune homme à problèmes".

Si cette histoire se savait, le scandale aurait éclaboussé toute la famille et le nom des Amiel aurait été sali. Pour palier à cela, Albert et l'Empereur Esteban II étouffèrent l'affaire, et une somme d'argent conséquente fut versée par les Amiel aux protagonistes de cette affaire, afin de s'assurer de leur silence. Le temps passa et en 278, on estima qu'il était temps pour Gustave de trouver une épouse. Une réception fut donc organisée par Maria Amiel, qui sympathisa avec Constance de Monbijoie. En tant que fille d'un riche banquier de la Grande Banque d'Ankara, elle présentait un avantage certain pour la famille et Gustave se maria finalement avec elle peu de temps après.

Aggravation de son état

Les premières années de son union avec Constance sont relativement heureuses. Ce dernier s'adapte progressivement à sa nouvelle condition d'homme marié. En 280, le couple a une petite fille, qu'ils baptisent Athénaïs. Cela n'est cependant que de courte durée. En 282, alors que lui et son épouse dînent avec Albert et Théodore de Maquinieux, accompagné de ses deux jeunes enfants Harry et Maurice, il est pris d'une "absence".

En effet, il oublie soudainement qui il est et se montre incapable de reconnaître les gens en face de lui. Cela provoque une véritable panique chez Gustave, et qui fait tourner le repas au fiasco. Cela ne dure cependant qu'un quart d'heure, et il revient à lui, en ayant oublié les quelques minutes venant de s'écouler. L'incident est une fois de plus étouffé par sa famille proche, mais suscite de plus en plus l'inquiétude des siens.

Si jusqu'à maintenant, Constance passait l'éponge sur les comportements "étranges" de son époux car elle se doutait de même que le reste des Amiel de ses problèmes psychologiques, sans toutefois véritablement en mesurer l'étendue, la situation dégénéra brusquement à partir de cette soirée. Gustave se mit à soupçonner une liaison entre son frère et Constance, ce que cette dernière nia en bloc.

Persuadé de la chose, Gustave n'eut de cesse de reprocher cette infidélité à son épouse, ce qui eut pour conséquence que les deux ne parvinrent plus à s'entendre et ne cessèrent de se disputer, bientôt quotidiennement. Il confronta également son frère pour lui dire de cesser de convoiter sa femme, mais ce dernier, qui n'avait rien à se reprocher, confirma que tout cela était parfaitement faux.

Constatant que le climat à Milan devient de plus en plus invivable pour Athénaïs (alors âgée de 3 ans), Constance écrit à l'Empereur en personne pour demande à ce que sa fille soit élevée loin de son père, cela pour son propre bien. Et seul Esteban II peut intervenir en ce sens et séparer un père et sa fille, s'il le désire. Dans un premier temps, ce dernier n'en fait aucun cas et attend de voir comment la situation évolue.

Croyant fermement que Constance et Albert se voient en secret et complotent dans son dos, Gustave ne sait comment réagir et commence à consommer du vin, dans des quantités toujours plus importantes pour "calmer ses nerfs". Cela empire considérablement son état, lui faisant voir encore plus d'ennemis partout, et il fait ainsi écorcher vifs un petit groupe de serviteurs qui discutaient sous prétexte que ces derniers auraient ricané dans son dos.

De plus, il n'hésite plus à lever la main sur son épouse lorsque les disputes dégénèrent, ce qui arrive fréquemment. Outre tout cela, d'autres "absences" surviennent à des moments divers, et il oublie régulièrement qui il est pendant plusieurs minutes, et se retrouve ainsi à déambuler sans but, complètement perdu. Il se met également à se rendre dans le caveau familial pour se recueillir sur la tombe de son père.

Un jour, il entend de nouveau une voix lui intimer un ordre mais cela est différent. Il s'agissait de la voix de Henry Amiel. Ce dernier se met alors à dialoguer avec lui, avec l'intime conviction de pouvoir parler aux morts. Il est alors convaincu d'avoir un don unique et d'être une sorte d'élu des dieux. Ignorant ce que ces derniers attendent de lui, il continue à faire tuer tous ceux qui osent le prendre pour un fou à la demeure familial.

Ne partageant plus depuis longtemps la même chambre que son époux, Constance va alors loger à l'hôtel particulier vénitien des Amiel, loin de son époux. C'est alors que Gustave a une "vision", qui est pour lui une révélation. Dans cette vision, il entend une voix qu'il déclare être celle de Dalibor Reha qui lui affirme qu'il est son successeur spirituel et qu'il est de son devoir de continuer la Renovatio Imperii avant qu'elle ne tombe dans l'oubli.

Ayant entrevue la vérité, Gustave se hâte de se rendre à la Cité Impériale pour faire part de cela à l'Empereur et demande à être nommé Grand Vizir pour accomplir "sa mission". Esteban se montre tout d'abord perplexe, n'ayant jamais imaginé que l'état de Gustave Amiel puisse être aussi grave, même s'il avait eu des échos outre la lettre de Constance. Essayant d'abord d'être patient, l'Empereur tente de raisonner le Amiel, qui s'obstine et ne veut rien entendre, affirmant que celui-là ne peut pas comprendre.

Esteban II devient furieux devant son refus d'entendre raison, et ordonne aux gardes de le mettre dehors. Ayant pu constaté de ses yeux que l'état de Gustave se dégrade jour après jour, l'Empereur répond finalement à la lettre de Constance et voit les formalités pour mettre sa fille à l'écart de tout cela. Les deux tombent d'accord pour envoyer Athénaïs vivre dans la Province des Balkans, aux côtés de son oncle.

Lorsque sa fille part pour l'Europe de l'Est, Gustave succombe à l'hystérie et voit cela comme la preuve que l'Empereur veut l'affaiblir, en passant pour cela par sa fille. Pour lui, tout cela est parfaitement logique. Comment peut-il en être autrement, Gustave est l'élu des dieux et choisi par ces derniers pour perpétuer la Renovatio Imperii, quelle légitimité reste t-il à un Empereur qui n'a aucun don, ni aucun destin exceptionnel comme le sien ?

Gustave croit que la priorité d'Esteban II est donc de l'affaiblir par tous les moyens, y compris en le privant de sa fille, cela afin d'éviter qu'il ne vienne l'évincer avec l'aide divine. Il se met dès lors à voir des assassins partout, persuadé que l'Empereur irait même jusqu'à l'éliminer pour s'assurer de rester sur le trône. Gustave se montre encore plus violent et encore plus agressif envers autrui, n'hésitant pas à tuer ceux de condition inférieure, ce qui commence à agacer profondément l'Empereur, de même qu'Albert.

Convaincu qu'il n'en a plus pour très longtemps avant d'être retrouvé par les tueurs à gage d'Esteban II, Gustave prend la fuite et décide de quitter l'Empire. En chemin, il croise un petit groupe de marchands, qui chuchote à voix basse. Il les apostrophe, prétextant qu'ils médisaient sur lui. Le ton monte et la situation dérape. Sortant la dague qu'il avait mis de côté pour se défendre contre les hommes de l'Empereur, il poignarde deux d'entre eux et laisse le troisième au bord de la mort.

Il passe la frontière discrètement et se rend jusqu'à Belgorod, s'embrouillant avec de multiples personnes sur son chemin, persuadé d'être traqué sans relâche. C'est alors qu'il se rend à un tournoi organisé à la demeure seigneuriale. Il y croise le fils cadet du seigneur local russe de la cité, répondant au nom de Vladimir Kagozévitch. La discussion commence amicalement mais rapidement, ce dernier surprend un regard échangé entre le jeune homme et sa maîtresse.

Coryant que cette femme est une envoyée impériale qui est venu donner le feu vert à l'individu pour le supprimer, il le bouscule violemment, et sort sa dague qu'il pointe sur lui en hurlant dessus qu'il sait ce qu'il prépare. La foule est médusée par ce spectacle, et les gardes interviennent pour le maitriser. Ramassant la dague par terre, Vladimir comprend que cet homme est noble car elle porte un emblême qu'il ne connaît pas. Après moult recherches, il comprend que c'est un Amiel venu de l'Empire.

Ne sachant comment il faut le punir, sachant qu'il est un noble étranger, son père envoie une lettre à l'Empereur russe. Ce dernier communique la nouvelle à Esteban II en lui faisant porter un courrier, et lui indique qu'il sera magnanime à son égard, mais espère que ce Gustave Amiel sera puni comme il se doit. Pour l'Empereur, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Dès son rapatriement au cœur de l'Empire par les russes, le 27 février 288, Gustave est aussitôt arrêté par Esteban II, avec la bénédiction de son frère.

Les russes se montrent disposés à pardonner cela contre une forte somme d'argent (que les Amiel financent intégralement) et la promesse de l'Empereur que Gustave aura ce qu'il mérite pour une telle action. Il échappe de peu à la mort, et cela du au respect que témoigne Esteban II au nom des Amiel, mais également par affection envers Albert, qu'il apprécie sincèrement. Gustave sera donc enfermé jusqu'à la fin de ses jours à la Grande Prison Impériale de Calvi, en Corse.

Fin de vie

N'acceptant pas de se faire traiter de la sorte, Gustave hurle du fond de sa cellule et frappe violemment à la porte, en hurlant le nom de son épouse, de son frère ou appelle également l'Empereur. Rien n'y fait et ses appels restent sans réponse. Se résignant à accepter la chose en constatant l'inutilité de son action, il se laisse aller à ses visions et hallucinations, parlant avec les esprits de son père, Hector mais aussi Dalibor Reha, ou encore d'autres personnes décédés.

Sa manière de leur répondre et donc ainsi de parler tout seul, faisait froid dans le dos aux serviteurs chargés de lui apporter à manger. Ce dernier ne cessait de murmurer que son moment approchait et que l'heure sera bientôt venu pour lui de restaurer la grandeur de l'Empire, car cela est son destin, ainsi que la mission que lui ont confiés les dieux. Le 18 juin 292, il est pris d'une longue "absence" suivie d'un violent délire. Ce dernier se coupe le doigt et écrit avec son sang des signes incompréhensibles, et surtout des menaces de mort à l'encontre d'Albert et de d'Esteban II.

Finalement, il mourra le 22 avril 294 où il se pend dans sa cellule durant l'une de ses phases dépressives, conscient que tout est perdu, croyant que même les dieux l'ont abandonnés. Son corps est rapatrié à Milan, où il est placé dans la crypte milanaise des Amiel. Il y repose toujours.

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