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La Ligne Reha, nommée après son commanditeur, Dalibor Reha, est une ligne d'installations militaires, principalement des forteresses et des obstacles construite en 253 PA, dans le but de donner un large avantage à l'Empire fâce au Portugal, en anticipation d'une guerre contre l'empire britannique.

Construction

En 252, Dalibor Reha, après avoir participé au Conseil Impérial afin de choisir une capitale de jure pour la nation (qui sera par la suite Aspremont) survole brièvement une ancienne ville dont la culture est très importante, Estépar, mais se rend vite compte que l'ex-Royaume d'Espagne, depuis son annexion, n'a pas beaucoup évolué : des villes encore en ruine, des populations non intégrées, et bien plus de problèmes encore qui viendraient s'ajouter à l'héritage d'Esteban Ier.

L'Empereur Esteban II craignait fortement que la ville serait ouverte à toute invasion portugaise, ce qui semblerait fou, vu la distance entre Estépar et le Royaume du Portugal, mais la vérité l'était, folle ; très peu de fortifications se trouvaient sur le chemin, trop peu, compte tenu du fait que le Royaume d'Espagne fut annexé justement pour éviter toute expansion en dehors de l'Empire, (le but premier avant la guerre d'agression contre l'Espagne étant d'abord une union personnelle avant quoique ce soit d'autre) c'est ainsi que Reha proposa un plan pour fortifier la frontière portugaise, (dans le cas d'une guerre qui rameuterait les britanniques avec eux) un plan qui répondait à des attentes spécifiques de la part de Dalibor, en effet, les fortifications devaient :

  • Protéger l'Ibérie imperiale afin de la développer culturellement, économiquement et industriellement ;
  • Arrêter une possible attaque surprise et reprendre l'avantage (en l'occasion numérique) ;
  • Permettre une contre-attaque rapide avant la mobilisation de forces coloniales ;
  • Faciliter le combat contre le Portugal afin de concentrer l'attention sur l'Empire britannique ;
  • Pousser les portugais vers les plus faibles fortifications dans les Asturies ou à Huelva, où se trouvent de fortes garnisons approvisionnées par voies maritimes et terrestres, dans le but de contenir l'armée portugaise, d'engager une percée à travers la métropole et d'encercler l'armée pour la détruire ;
  • Tenir jusqu'à l'arrivée des réservistes et des paysans espagnols après la percée ;
  • Faire croire à l'ennemi que les failles intentionnelles de la ligne sont exploitables ;
  • Finalement, pousser l'ennemi à l'aggression.

Le Conseil approuva très vite le projet qui resta entre les mains du Grand Vizir — une fois rentré des Campagnes d'Afrique Orientale, il utilise des ressources tierces afin de financer le chantier, étant maintenu par la Guilde Impériale, faisant de conséquentes économies dans le trésor d'État. Malgré cela, les ouvriers se montreront indignés, en effet, ils demandèrent des subsides de l'Empire, c'était le moins qu'ils voulaient pour donner leur sang à l'Empire. Malgré une réponse très mitigée au Conseil, l'Empereur donne le dernier mot en accordant les subventions nécessaires, il y voit là une opportunité de ramener la Guilde plus proche de l'Empire, ce qui semble marcher : La Guilde se mît en mouvement après avoir reçu une réponse positive, et, pour accroître leur motivation, Reha assistera à la planification de la ligne.

Malgré le décès de Yada Wina, Reha n'attendît pas avant de se rendre en Espagne afin de commencer le chantier. Il s'allongerait sur des années — en fait, ne sachant pas s'il en verrait un jour la fin, il quitta le chantier très tôt, en donnant des instructions claires à ses suppléants de la Guilde, pour cojointement démarrer le chantier des Forts de Morée.

Casemates, chausses-trapes, bastions, fossés, murailles, la ligne deviendrait vite une merveille militaire, mais à un coût : Les dépenses furent des plus abracadabrantes de l'histoire de l'Empire, certaines fortifications et certains bâtiments n'étant pas forcément nécessaires et pour certains relevant du cosmétique, en faisant une attraction sur laquelle il fallait constamment empêcher les paysans de s'installer. « Hélas, ils serviront alors d'effectifs. » C'est ce que déclara le Grand Vizir en apprenant la nouvelle, au grand dam de l'Empereur, qui, extrêmement dérangé par la tournure des évènements, arrêtera alors la construction des forts costaux en Morée par souci économique et demandera à Reha de remanier ses opérations avec « plus de considération pour les difficultés auxquelles l'Empire fait face. »

En théorie, la construction de la ligne se serait terminée en 321 PA, mais le décès de Reha lors de la Campagne d'Anatolie en 263 PA assènera un premier choc au projet, le deuil pesant sur le moral des travailleurs et les conséquences de sa mort venant peser sur l'Empire et l'Empereur en plus du projet pharamineux que constitue la ligne, mettant le projet dans un premier temps en pause, avant de reprendre doucement.

Le traité de Lancashire, en 277 PA, se fera le bourreau du projet originel. Une paix durable signée entre les puissances européennes, la ligne n'a plus d'utilité en tant que telle. Les fortifications déjà existantes sont abandonnées et les garnisons redeviennent plus modestes, tandis que celles n'existant pas encore sont remplacées par des bornes-frontières, beaucoup plus raisonnables d'un point de vue économique et diplomatique. La dernière pierre à l'édifice sera enfin posée en 280.

Service

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