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Renovatio Imperii est le nom donné à un ensemble de réformes politiques, institutionnelles, territoriales, économiques, financières, militaires, culturelles et diplomatiques qui eurent lieu au sein de l'Empire, entre 249 PA et 277 PA, sous le règne d'Esteban II.

Ascension d'Esteban II

En 243 PA, l'Empereur Esteban I meurt. Son fils, Esteban II, est alors couronné Empereur. En arrivant à la tête de l'État, celui-ci constate un système faible et corrompu, comportant de nombreuses failles, dont une répartition disparate des tâches aussi bien au sein-même du Palais Impérial que de l'Empire tout entier, si ce n'est quasi-inexistante, laissant alors au pouvoir féodal une main-mise et une influence fort trop important sur l'Empire, donnant lieu à des insurrections de large ampleur à titre régulier.

Constatant son impuissance face à l'état dans lequel son propre géniteur eut laissé l'Empire, Esteban II adopta une stratégie bien différente du bellicisme impérial pourtant célèbre dans le monde entier et ayant eu pour effet d'isoler le pays de tout espoir diplomatique : il choisit alors de s'entourer de potentielles têtes pensantes au sein de l'Empire, sondant les moindres recoins les plus profondément reculés de l'emprise de la noblesse. Là où il ne vit point corruption ou massacre, il trouva une misère sans nom, lui donnant une rancœur envers son incompétent prédécesseur.

Un personnage particulier vint à lui cependant, du nom de Dalibor Reha, qui deviendra très vite son plus proche collaborateur, se frayant une place à la cour de l'Empereur. Ce dernier, non content de trouver à la cour de son père un côté plus parasitique que productif, réforma en premier lieu la structure de cette dernière, ouvrant une aile, ou « ministère », pour chaque tâche pertinente à l'autorité impériale. Reha, nouvel ami de l'Empereur, se vit attribué le Ministère impérial de la Culture, une décision d'abord conspuée par le Grand Vizir Yada Wina, rétif à l'évolution de l'Empire, mais devenant très vite fructueuse.

La première émission du bureau de Dalibor Reha fut une enquête sur la cartographie impériale, fantaisiste et isolationniste. Les cartes ne servaient sous Esteban I que les velléités du clergé et d'une doctrine obscurantiste découverte par le Ministère de la Culture et dont la cartographie n'était qu'un des nombreux avatars. Il s'avérait qu'une longue tradition de passivité scientifique fit tomber l'Empire en déconfiture, la cour impériale ne sachant plus même jusqu'où s'étendait réellement son autorité, entre les nombreuses guerres ou bien les zones à l'intérieur-même de l'Empire n'ayant pour régent que leur seigneur. Reha prit alors, avec la reconnaissance et les encouragements de l'Empereur, les rennes de la revitalisation de l'Empire, procédant à la fondation de la Guilde Impériale. Bien entendu, dès lors, leur première mission fut de doter l'Empereur de cartes compréhensives et actualisées de son territoire, permettant à Esteban II de recouvrir son autorité et de mettre en place toute une suite de réformes au sein de l'Empire. C'est à partir de cette période que naît l'idée de rénovation impériale, ou Renovatio Imperii.

Réformes institutionnelles et territoriales

Les premières réformes voulues par Esteban II sont mises en œuvre avec le renforcement du Conseil Impérial et du Sénat Impérial. Ce dernier devient un vrai organe législatif et juridique, permettant une décentralisation des responsabilités impériales. L'Empereur a le dernier mot sur tout mais son énergie n'est pas nécessaire au fonctionnement stable des matières du pays, les entités impériales assurant une répartition égale et sécurisée de l'autorité centrale.

De plus, la réforme du gouvernement impérial s’accompagne d’une centralisation du pouvoir territorial. En effet, le territoire est dorénavant découpé en provinces, dirigées par des gouverneurs — nommés par le Conseil Impérial et se substituant aux nobles locaux — à qui on laisse le droit de former des milices polyvalentes, capables de servir diverses missions en dehors du combat. Cette abolition de l'ordre féodal conduira à nombre de conflits et de rébellions des seigneurs sous le règne d’Esteban II et de ses successeurs, qui se verront ultimement renversés par les milices provinciales, forte du soutien populaire — en effet, les corps d'armée provinciaux, en plus de soutirer des effectifs à la rodomontade des nobles de par la participation de nombreux loyalistes impériaux, se targuaient de faire participer des volontaires issus de la plèbe, une autre nouveauté de la réforme —.

Les provinces ne sont pas la seule nouveauté territoriale. Le gouverneur, bénéficiant d'une autorité spéciale sur sa province, peut choisir de déléguer son pouvoir comme il le souhaite, ainsi que de le répartir dans des circonscriptions spéciales, nommées « cantons ». La seule circonscription territoriale objectivement répertoriée par l'Empire devient la châtellenie, c'est-à-dire un territoire fortifié, fût-il simple fortification ou village à remparts. Une châtellenie peut exercer assez d'influence pour que des hameaux ou autres communautés cherchent protection auprès de cette dernière, formant ainsi une seule et même entité légale, nommée « municipalité », ensuite reconnue par le pouvoir central. Cette particularité, fortement influencée par la pensée de Dalibor Reha est extrêmement populaire auprès de la plèbe, capable d'accéder plus facilement à une forme de reconnaissance dans le cadre de son auto-responsabilisation, l'idée étant de permettre à l'Empire un renouveau constant de personnages innovants et loyaux, malgré une ascendance souvent peu excitante, des personnages désormais connus sous le nom de « parvenus ». Nombre d'entre eux se retrouvent au sein de la Guilde Impériale, fondée dans le cadre de cette réforme avec pour volonté de créer des groupuscules riches de divers savoir-faire à un niveau national. La croissance du nombre de guildes au niveau local explose de par l'existence de la municipalité, les plébéiens ayant désormais une grande capacité à former et rejoindre des groupes à leur niveau, nécessitant ensuite, pour devenir guilde, plus que l'aval d'une autorité impériale.

Les interlocuteurs entre la cour impériale et ses sujets sont les recteurs, une nouvelle position au service direct de l'Empereur, et présente auprès de chaque province, canton et de quelques municipalités importantes un peu partout sur le territoire impérial. Ils transmettent les missives, proclamations et volontés de l'Empereur avec eux, il leur est donc requis de compter parmi les serviteurs les plus loyaux et les citoyens les plus aisés.

Les classes nobles, bourgeoises et cléricales d'antan persistent, cependant avec des responsabilités bien plus appuyées, et une nouvelle ouverture possible pour des citoyens en dehors de la ligne héréditaire. Les grandes familles préservent leurs privilèges antérieurs à condition d'une allégeance à l'Empire, n'existant parfois qu'officiellement, et donnant lieu à des conflits postérieurs (par exemple la rébellion de la maison Amiel). La noblesse devient affiliée au pouvoir militaire, le renversement de l'ordre établi sous Esteban Ier s'étant fait en partie grâce aux loyalistes nobles, la bourgeoisie comprend les individus d'intérêt spécial nommés par l'Empereur, souvent dans le but d'accéder à des positions de pouvoir et le clergé devient une entité détachée de l'office impérial : en effet, le Grand Vizir prend les rennes de son développement parallèle aux affaires de la cour, Esteban II refusant que l'Empire adopte une religion, y voyant là une exclusion potentielle, non seulement d'une partie de son peuple, mais aussi de sa propre campagne, voyant dans la religion un des principaux outils de son père.

Organigramme — Empire, depuis Esteban II.png

Rapprochement avec l'Empire britannique

La volonté d'Esteban II d'ouvrir ses yeux sur le monde amena un constat particulièrement triste sur l'Empire : sa seule alliance durable n'a de valeur que traditionnelle. En effet, l'Indochine est la seule contrée à avoir eu des liens d'amitié forts envers l'Empire, enfin, plus précisément la République d'avant le Citoyen Suprême, qui avait colonisé des îles océaniques non loin et avait préservé une bonne entente avec les continentaux en garantissant leur indépendance. Cependant, entretemps, plus rien n'était su de l'Indochine, à part qu'elle était alliée de l'Empire, sans pour autant avoir participé à un des nombreux conflits ayant préoccupé ce dernier.

L'Empire se voyait donc livré à lui-même, bloqué sur terre car armé d'une flotte misérable et au milieu de nations ayant eu jusque-là une rivalité mortelle envers lui, le plus acharné de ces rivaux étant l'Empire britannique, ayant dernièrement comme avalé la côte nordique, de la Vilaine au lac Ladoga. Esteban II, contrairement à ses prédécesseurs, n'avait aucune raison de vouloir de rivalité sur le continent européen et manifesta une attitude ostensiblement neutre envers ses voisins, une nouveauté bienvenue par ces derniers.

La question d'un rapprochement se fit donc auprès des institutions impériales, notamment le Conseil Impérial. C'est ainsi que l'idée du traité de Lancashire naquit, un échange amical de lieux de souveraineté entre l'Empire et l'Empire britannique, permettant à ces derniers une main-mise sur l'océan Pacifique tandis que l'Empire jouissait d'un contrôle total sur les territoires anciennement britanniques du territoire européen, élargissant la plupart de ses provinces européennes et créant la province de Fennoscandie.

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