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Le traité de Lancashire (ou de Nantes pour les britanniques) a été signé en 277 PA entre l'Empire et l'empire britannique. C'est une idée issue du gouvernement Reha, sous l'Empereur Esteban II, visant à reconstituer les frontières impériales à l'amiable, repartant sur un principe de neutralité diplomatique avec la Grande-Bretagne.

Histoire

L'Empire avait été fondé sur un ensemble de valeurs très isolationnistes et portées sur l'intérieur, comme en opposition avec la portée globale de la République. Une exécution de cette vision, obscurantiste et primitiviste, celle d'Esteban I, se mourut à l'accession de son fils, Esteban II, au pouvoir. Au sein de son règne, l'Empereur et son Vizir se virent développer, au sein de la Renovatio Imperii, de nombreuses idées pour consolider l'Empire sous une autre augure que celle de ses prédécesseurs.

Une grande faiblesse de l'Empire était sa puissance navale : à part pour une modeste flotte méditerranéenne, ce dernier ne voyait pas de réel intérêt à briller sur les mers, tels ses rivaux directs, l'empire britannique et le Portugal. Cela posait cependant deux contraintes territoriales : l'une étant d'avoir hérité des colonies océaniques de la République, aux antipodes de l'Europe et quasiment inaccessibles, et l'autre, de ne pouvoir repousser les britons de sa côté septentrionale, occupée depuis plusieurs siècles de cela déjà.

L'idée s'imposa alors d'elle-même : quoi de mieux pour avantager l'Empire que d'engager de nouvelles relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne dans le but d'échanger ses colonies en déconfiture contre une hégémonie terrestre sur l'Europe ?

Du côté britannique, ce fut tout à leur honneur. Bénéficiant de la protection maritime de par le fait de reposer principalement sur une île, leur priorité était de préserver une supériorité navale au moins auprès de ses rivaux directs. Coloniser des îles autour du globe leur permettait alors de générer des activités lucratives, des communautés civilisées et naturellement protégées par les océans, eux-mêmes n'ayant pas d'intérêt à connaître un conflit terrestre, ayant très peu de chances de succès qui ne soient pas pyrrhiques.

C'est alors que Vespasien Vigo, sénateur impérial, fut envoyé comme délégation diplomatique auprès de ces derniers afin de présenter le traité comme source d'intérêt pour les deux parties. Il se servira de cette responsabilité pour divertir des fonds impériaux vers son usage personnel, ce qui vaudra un retardement dans le traité, le temps de mener une enquête sur les deux territoires et de l'extrader pour subir le jugement de l'Empire. Cette coopération judiciaire servira cependant à rapprocher les deux pays, qui se mettront d'accord sur toutes les prévisions du traité, un succès retentissant pour la diplomatie britto-impériale, représentée à son tour par Ronald Kenȝie, éminent diplomate écossais.

Cette nouvelle base diplomatie signifie une paix importante en Europe, de par la division claire des intérêts maritimes, propres à l'alliance porto-brittanique, et des intérêts terrestres, propre à l'Empire.

Prévisions du traité

Le traité de Lancashire entretient principalement des cessions territoriales, ci-contre celles proposées de l'Empire à la Grande-Bretagne et inversement :

  • Tous les lieux de souveraineté impériale entre le continent indien et les Amériques cédés à la Grande-Bretagne à titre permanent ;
  • Tous les lieux de souveraineté britannique sur le continent européen cédés à l'Empire à titre permanent.

Ces cessions s'accompagnent d'un abandon de toutes les revendications possibles sur ces territoires pour la durée des régimes en place.

Une clause de non-agression est ajoutée au traité, à condition de la dissolution formelle des blocs défensifs des deux parties : l'un rassemblant la Grande-Bretagne et le Portugal, l'autre rassemblant l'Empire et l'Indochine (alliance à titre seulement traditionnel, déjà officieusement désuète à l'époque du traité). Le traité met alors en place une paix diplomatique entre toutes les puissances européennes.

Conséquences

La paix établie par le traité assure une prospérité extra-nationale, et donc une sécurité importante au sein de l'Empire, permettant l'assurance d'utiliser des fonds à d'autres fins que la défense militaire. La ligne Reha n'aboutit donc pas, l'utilité de se protéger contre le Portugal étant désormais inexistante : les fortifications restantes sont remplacées par des bornes servant à délimiter clairement le territoire impérial du territoire portugais, et les places armées existantes sont abandonnées, les garnisons revenant à une taille normale.

La côte nordique et baltique, étant récupérée par l'Empire, sert de phare, de combustible, de véritable poumon commercial et industriel pour ce dernier, rassemblant de puissantes guildes et familles, venant s'agréger au système impérial.

Esteban II s'assure une mémoire très populaire auprès de toutes les classes, et à l'extérieur des frontières impériales, permettant aux dernières décennies de son règne de se dérouler tel un véritable âge d'or pour l'Empire.

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